Attention, chef d’œuvre ! Et je pèse mes mots pour ce roman qui nous offre un whodunit savoureux, maitrisé et plus subtil qu’au premier abord.

Au début, tout n’est que stéréotypes. Du flic, un poil raciste, aux quatre suspectes caricaturales (la bimbo, la cérébrale…), tout le monde a une fonction, une identité. Puis, au fil de l’enquête et des entretiens menés par XXX, l’ensemble se dévoile, par petites touches, les personnages perdent leurs carapaces et les masques tombent. Comme les serpents qui muent, chaque personnages change de peau, s’étoffe, se révèle tel qu’il est.  L’intrigue se complexifie, à l’image des protagonistes. A mi-chemin, les caricatures esquissées au début du roman sont bien loin. Et on se demande avec l’équipe d’enquêteurs, qui sont ces femmes, cette confrérie des louves auquel le titre fait allusion. Il en est de même pour la victime. Est-il un homme aimant ou est-il un salaud ? C’est ce doute constant, ce pas-de-deux entre l’image que l’on donne et ce que l’on est, que se place ce roman policier. Qui est-on derrière le masque ?

Face à cette confrérie des louves, il y en a une autre : celle de la police, celle des enquêteurs qui traquent la criminelle. Deux confréries, en symétrie, chacune avec leurs secrets, leurs codes et leurs définition de l’amitié. Deux groupes qui vont s’affronter et dont un seul triomphera.

Magnifiquement écrit, intrigue logique et implacable, vrai whodunit vrai subtilité dans le déroulement et l’agencement des scènes, Florence Rhodes signe un premier roman et un chef d’œuvre. Amateurs de logique, de cellules grises et d’enquêtes où tout est vous montré et caché, ne passez pas à côté de ce roman policier !

Histoire

Une femme tue un homme. Quittant les lieux du crime, elle est suivie par un témoin jusqu’à l’appartement de la victime. Là, quatre femmes se sont réunies pour un diner. L’une d’elle est donc la coupable. Reste à savoir qui…