« La note américaine » par David Grann : L’histoire commence comme une fable, des indiens qui font la nique aux personnes qui les ont chassés de leur terre, qui les ont volés, dépouillés, et les ont réduit à l’exode. Elle se poursuit dans la violence et l’horreur.

Décimé une première fois par les guerres contre les Blancs, les Osages ont été contraint de fuir leur territoire (Kansas, Missouri et Lousiane à l’origine) pour se réfugier, à la suite d’un mauvais traité de paix en Oklahoma. Des collines, de la rocailles, et ici-et-là quelques prairies poussiéreuses.

Mais Wah’Kon-Tah, le dieu de la Tribu veillait sur eux, assurément. Ce bout de terre, complaisamment lâché, se révéla être l’une des plus grosses nappes pétrolières des État-Unis. Au début du siècle dernier, les Osages devinrent donc richissime, disposant du plus gros revenu par tête d’habitant. Cadillacs, grandes maisons, opéra, études en Europe, les Osages menaient la vie qu’on leurs avait volé.

David Grann, la note américaine

Mai 1921. Commence à cette date une série de meurtres, 24 au total, tous contre la communauté Osage, qui vont perdurer jusqu’en 1926. David Grann (auteur du Diable et Sherlock Holmes dont nous parlerons prochainement) se penche sur cette affaire et refait l’enquête.

Avec lui, nous suivons son cheminement, avec lui nous découvrons les victimes, comptons les suspects possibles et crions à l’injustice.

5 ans de travail ont été nécessaire pour l’écriture d’un roman qui lorgne vers le documentaire. On y voit une Amérique, celle du Far-West, celle de la loi du plus fort, celle d’hommes d’honneur aussi. On y comprend la révolte, nécessaire, et la création du FBI pour ce genre d’affaire où les locaux, corrompus, peuvent laisser pourrir les choses par accommodement.


C’est un livre, qu’ici, nous avons adoré, tant par ce qu’il raconte, que par le style, implacable. A ce sujet, David Grann est journaliste et cela se ressent dans sa façon d’écrire : méthodique, clair, chaque fait étant vérifié. Il ne laisse rien au hasard. Nous vous conseillons donc grandement la lecture de ce livre, mêlant whodunit et documentaire.

David Grann, la note américaine