L’histoire 

Après la mort de Moriarty, Sherlock Holmes voyage dans le but d’anéantir une fois pour toute ce qu’il reste de l’organisation criminelle de son némésis. En Inde et sous une fausse identité, il fait la rencontre de Hurree, un espion et savant bengali (personnage créé lui par Kipling). Ensemble, ils démasquent un assassin et partent au Tibet. Un voyage parsemé de dangers… 

La critique 

L’histoire se passe en Inde et au Tibet et l’auteur en profite pour nous présenter sa vision des deux pays et de la problématique coloniale. Cette partie historique et culturelle est somme toute assez intéressante, mais pourquoi diable y avoir mêlée Sherlock Holmes ? 

Hélas, l’auteur peine à remplir le cahier des charges et promène Sherlock dans une aventure qui aurait mieux convenu à Spirou. Pire, il se permet des facilités inconcevable pour tout amateur de logique et de déduction. Voir Sherlock Holmes refusant d’expliquer une déduction incroyable est incroyable justement ! Et cela dans les toutes premières pages du roman… Le reste n’atteindra même pas ce niveau, aussi bas soit-il. La route vers le Tibet est ennuyante et l’identité du « grand méchant » ne sera un mystère pour personne. Mais le pire reste à venir… Le dernier chapitre voit s’affronter Sherlock Holmes et Moriarty… à coups de kaméhaméha… 

Pourquoi ce livre ? Pourquoi y avoir intégré Sherlock Holmes ? Si vous aimez le mysticisme oriental, alors, vous trouverez un quelconque intérêt dans ce roman. Si vous aimez Sherlock Holmes, ne touchez pas à ce livre et relisez « les exploits de Sherlock Holmes », l’un des seuls bons pastiches, écrit par John Dickson Carr et Adrian Conan Doyle. 

A propos de l’auteur 

L’auteur se dit holmésien. C’est un ethnomusicologue, écrivain en exil aux Etats-Unis. Il a pris fait et cause pour la libération du Tibet. Il reçoit, en 2000, le prix Hutch Crossword Book Award  (qui est l’un des plus grands prix littéraire de l’Inde) pour ce livre, « Le mandala de Sherlock Holmes ».