L’histoire parait toute simple. Un triple homicide à Versailles, toute une famille décimée et le principal suspect est passé aux aveux. La reconstitution décidée par la substitute sonne superflue tant personne ne doute de la culpabilité du jeune Ali. 

Seulement voilà, par inadvertance, la substitute, Élisa, se retrouve enfermée dans une petite cabane avec l’assassin présumé. A partir de là, tout va changer et de légers doutes commenceront à s’insinuer dans l’esprit de la magistrate. 

Notre avis 

On assiste à l’histoire, ou plutôt à ce qu’il se passe depuis les coulisses, sur le trottoir d’en face. Rarement l’auteure nous invite à la table, le lecteur est derrière la porte, caché, observant à travers le trou de la serrure. On découvre alors les ressentiments, les petites ambitions des avocats, d’une actrice ratée et de sœur, de journalistes télévisés. En creux, c’est une critique d’une certaine société vouée à la superficialité qui se fait jour. Et aussi celle de la justice, qui ne cherche pas la vérité, mais une  vérité. Les dernières pages sont à cet égard, glaçantes quand tout ce petit monde se retrouve au procès et que la vérité est à la traîne. 

Au-delà de cet aspect, le roman est un vrai hommage aux intrigues à la Agatha Christie. Les indices foisonnent et, oui, l’auteure nous invite à faire fonctionner nos petites cellules grises pour tenter de trouver notre vérité. 

L’écriture est maîtrisée et très agréable, si bien qu’on avance dans le roman sans s’en rendre compte. Il s’agit là d’un premier roman, à conseiller, à lire et d’une jeune auteure en devenir. 

A suivre !